J’ai le cœur qui [se] bat

De nombreuses femmes de Lille-Sud, issues majoritairement de l’immigration maghrébine, arrivées en France à différents âges, se retrouvent en situation d’isolement. Elles connaissent une grande solitude et ne vivent pas forcément tel qu’elles l’avaient imaginé avant de s’installer en France. Ces femmes, toutes mères, connaissent différentes situations familiales (mariées, veuves, divorcées, en concubinage, célibataires). Elles assument en priorité leur rôle de mères en mettant de côté celui fondamental d’être singulier, d’être femme.
Souvent, elles trouvent une reconnaissance dans le groupe, dans leur communauté, où elles sont censées partager la même histoire. Mais qu’en est-il réellement de leur histoire individuelle ? Ont-elles toutes le même parcours, le même niveau d’éducation, les mêmes attentes, rêves, la même situation personnelle…? Ce que nous sentons, c’est leur difficulté à transmettre à leurs enfants la réalité de leur parcours, leurs souhaits éducatifs, libérées de la pression sociale exercée par le groupe.
Ce projet réunit la référente famille de l’association Itinéraires pour l’école Wagner, Zahra Oualha, l’artiste du livre Myriam Plainemaison et le photographe Matthias Crépel, tous deux membre du collectif Laboratoire d’humanité. Ils mènent une collecte de témoignages auprès de ces femmes, et leur proposent de construire elles-mêmes, dans un premier temps, sous forme d’une installation plastique croisant photographies, sons et textes, une œuvre évoquant leur parcours de vie, leurs besoins, désirs et attentes de femme et de citoyenne. Dans un second temps, il s’agira d’aborder leur désir de transmission à leurs enfants sous la forme de la création d’un livre à destination du jeune public.

Une exposition est prévue normalement pour mars 2021 – informations supplémentaires prochainement.

A l’issue de se projet s’en suivra un projet autour de la paternité à Lille-Sud prévu pour 2021

« J’habite quartier des yeux, rue de la langue bien pendue.

Niché dans un coin de la ville, c’est un cocon où la chaleur est parfois étouffante.

Des oiseaux migrateurs le traversent à chaque saison,

souvent s’y arrêtent et finissent par s’y installer.

Ils forment ainsi la plus grande partie de la population.

Toute la journée, les rues bruissent des récits de leurs aventures, de leurs exploits :

qui a réussi à faire ceci, qui a fait cela…

On voudrait parfois s‘éloigner un peu de ce vacarme, mais il est difficile d’en sortir,

les chemins qui mènent aux autres quartiers de la ville

sont tortueux et semés d’embuches. »

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